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lundi 13 octobre 2014

Un morceau d'Histoire - Protestantisme

En ce moment, j'ai envie de partager des romans ... 

La nuit des Quintanelles 
de Pascale Perrier
Nathan, 2014.

Quatrième de couverture:
France, 1685. Louis XIV a interdit la religion protestante dans son royaume et ses impitoyables soldats, les Dragons, traquent tous ceux qui refusent de se convertir au catholicisme. Malgré le danger, Jeanne et sa famille, de simples sabotiers, continuent de pratiquer leur foi en secret. Au fil des assemblées clandestines, Jeanne et Samuel, le fils du comte des Quintanelles, sont attirés l'un par l'autre. Leur amour a-t-il une chance face aux Dragons ? 

Une autre époque, d'autres conflits religieux. 
Pour ne pas oublier, que certaines religions ont été interdites, même si désormais elles ne le sont plus. 
Pour montrer qu'en fonction de l'Histoire, des personnes au Pouvoir, les luttes religieuses évoluent.

Ce roman mêle faits historiques et fiction, afin d'emmener le lecteur au XVIIe siècle, dans une région de France où les protestants ne se sont pas soumis. À la fin, l'auteur explique clairement ce qu'il a créé et ce qui tient de la réalité. 

Même pour des collégiens, qui ne sont pas de grands lecteurs, ce genre de roman permet de mettre un pied dans l'Histoire, de manière agréable. Un sujet précis, à une époque précise, pour en apprendre un peu plus sur un moment important de l'Histoire. 

lundi 6 octobre 2014

Une étoile dans le coeur - Louis Atangana

Il y a des milliers de manières d'être juif. J'en vois deux principales. La première est intime. Intérieure. La deuxième est plus trouble. Liée à l'histoire. À l'image du Juif construite au cours des siècles. Dans des écrits. Dans les actes. Souvent tragiques d'ailleurs. Remarque, je ne dis pas que les deux sphères ne se rejoignent pas. L'histoire est une machine puissante. Qui transforme les hommes. [...]
Merde alors. Grnad-Père parlait trop compliqué pour moi. Pire que maman. Les réponses que j'attendais m'esquivaient.

Là maintenant, je relis le quatrième de couverture, et je me dis qu'il résume très bien l'histoire de Damien, alors le voici : 
Damien se dit black. Pas africain, pas noir, black. Parce qu'il a la peau caramel, le nez épaté et les cheveux crépus. Même si son père est congolais et sa mère française et blanche. Jusqu'à ce qu'il découvre que l'histoire de ses origines est encore plus compliquée. Black et juif. Dans la cité des Iris, on n'a jamais vu ça. Alors on le montre du doigt. Viennent les insultes et les tags. Puis une BMW est lancée à fond sur lui, comme un rhinocéros fou ... Alors, pour dire ses déchirures, Damien nous raconte son histoire, avec la rage de ses mots et son envie de vivre, loin des regards qui assassinent. 
Ce roman, il est arrivé chez moi, car j'avais aimé Billie H. du même auteur, paru également au Rouergue dans la collection doado. J'avais envie de lire autre chose de lui, alors je me suis plongée dans l'histoire de Damien, sans savoir qu'elle ferait partie de ce blog. 

Les mots utilisés par l'auteur expriment très bien la détresse de cet adolescent, qui ne sait plus où se situer par rapport aux autres. L'histoire est forte, pleine de colère, contre sa famille et ses amis. Il est qui ? Quoi ? Le départ de son père a déjà rendu sa vie difficile, mais découvrir qu'il est juif, lui semble pire que tout. 

Ce roman fait réfléchir sur l'importance de l'héritage, quand il est question de religion. Pourquoi tout change dans la vie de Damien, après cette nouvelle alors que sa mère n'est pas pratiquante, et n'a pas l'intention de le devenir ? 

Un roman à lire et à conseiller aux adolescents, car nous n'accordons pas tous la même place à la religion dans nos vies, mais qu'elle a sûrement du compter un jour où l'autre pour nos aïeuls. 

Les références de ce livre: 

Une étoile dans le coeur
de Louis Atangana
Rouergue, 2013, coll. doado.

L'extrait cité là-bas, tout en haut, provient des pages 64 et 65 de ce livre. 

jeudi 20 février 2014

Je m'appelle pas Ben Laden !

Le dimanches John doit aller à l'église. Ses parents sont baptistes comme Martin Luther King. Moi, mes parents sont musulmans, mais ni John ni moi ne prêtons beaucoup attention aux sujets religieux. De toute façon, on préfère parler de base-ball et, parfois, de Gaby et Jenny, les jumelles de la classe. 



Quand Nassir ne peut plus mettre son t-shirt vert à l'école, alors que sa sœur s'habille aux couleurs du drapeau américain, 
Quand les parents de John lui interdisent de jouer avec Nassir parce que son père est musulman, 
Quand un enfant d'origine arabe, fête Thanksgiving car il est américain, 
Quand la mort de Ben Laden, ne rendra pas à Barry son oncle mort lors de l'effondrement des tours. 

Pratiquement à chaque double-page, il y a une photo d'époque et une information sur les conflits qui ont eu lieu. Il y a une mise en parallèle entre la vie des deux garçons John et Nassir, et les guerres. Ce sont deux dimensions différentes et pourtant ce qui se passe dans le monde influe directement sur leur amitié. 



Les références de ce livre: 

Je m'appelle pas Ben Laden !
Ce 11 septembre 2011 qui bouleversa le monde
Écrit par Bernard Chambaz
Illustré par Barroux
Rue du monde, 2011.