mardi 11 juin 2013

Magnificat Junior

Le Magnificat est une référence, livret toujours présent dans quelques mains pendant la messe.
Mais il existe aussi pour les plus jeunes le Magnificat Junior! (destiné aux 7-12 ans)



L'avis du prof

Ce petit magazine d'accompagnement de la messe et du catéchisme veut d'abord mettre les textes de la liturgie dans les mains des enfants pour qu'ils puissent les lire et mieux les comprendre. Suivre la messe, avec son  Magnificat comme les parents. Le cœur des numéros est donc le livret de Messe, avec les lectures, les psaumes. L'intérêt premier est de donner une mise en page et une présentation adaptées aux enfants avec quelques petits points de vocabulaire bien faits. 
Le tout se conclue avec un petit encart proposant une piste de médiation et surtout une activité pour faire réfléchir l'enfant sur sa propre foi et mettre des mots dessus. Parmi les éléments plus classiques, il faut ajouter des supports de prière pour le matin et le soir ou pour les repas.  

Ce qui m'a piqué et m'a donné envie de retourner au caté en ayant 8 ans ...
... les quelques pages "magazine" avec bandes dessinées, petits "reportages" ou éclairages sur la vie de l'Église, les chrétiens ou l'art.
... les propositions des prières personnelles parce qu'elles vont demander à l'enfant de poser des mots sur qu'il ressent et de pouvoir en faire en quelque chose. 
... quelques pages de bandes dessinées. 
... en plus des activités proposés pour chaque dimanche, il y a une petite histoire romanesque à suivre à chaque numéro.

Un bel objet. Fait pour les enfants. Très bien illustré, presque envie de revenir à mes premières années de caté. Ambitieux, prenant, qui questionne les enfants sur leur vie quotidienne. Multiples références (informations) ou activités.
Une difficulté majeure la relative complexité des Évangiles. .  Utilisation longue et continue. Support intéressant pour impliquer les enfants à la messe avec des textes présentés pour eux. Vocabulaire riche et complet. Transmettre une expérience de foi riche et dense.

Une boîte à outils pratique et dense mais qui demande toujours quelques petites explications des parents. 

L'avis des lectrices (pour le coup)

Avec mes exemplaires sous le bras, j'ai demandé l'avis d'un jury exigeant! Le verdict est tombé. De manière général, l'avis est positif. C'est joli et bien fait. Les activités les ont intriguées sans les enthousiasmer. J'ai profité d'un panel représentatif (de 7 à 12 ans). Elles ont pour beaucoup reconnues la pâte de livres du catéchisme mais ont aimé l'idée de pouvoir poursuivre à la messe avec leur propre livret.
La critique principale était le manque de panache de certaines bandes dessinées et du peu d'activités. Le contenu hors du cahier livret de messe est relativement maigre (du point de vue des lectrices).


Ce qui nous amène à notre conclusion: le Magnificat Junior n'est pas un magazine ou une revue jeunesse ordinaire, mais un support d'accompagnement pour la messe. Pour que les plus jeunes s'autonomisent et rentrent dans la liturgie à leur rythme sans basculer de l'enfantin "mon premier livre sur la Vierge" (cartonné) à la théologie pure et dure. Même si tous n'en auront pas un besoin urgent, c'est une petite revue à mettre dans toutes les petites mains.

Pour en savoir plus sur le Magnificat Junior, pour s'abonner, pour recevoir un exemplaire gratuit:

vendredi 7 juin 2013

La question de Dieu

Certains pensent qu'il n'existe qu'un seul Dieu, unique et tout-puissant, même s'il prend différents noms selon les croyances.  
D'autres croient qu'il existe d'innombrables dieux, qui ont leur propre nature et leur propre pouvoir.

Par un hasard de librairie, j'ai découvert ce livre. J'ai reconnu ce bonhomme à la grosse tête. Il se pose souvent des questions philosophiques. Il parcourt tous les titres de la collection Philozidées. Je ne connaissais pas ce titre en particulier, et pourtant La question de Dieu, est incontournable. 

J'ai beaucoup aimé cet ouvrage, qui opposent les croyances, qui met face à face différentes conceptions de la religion et de la foi. La multitude des opinions est révélée au jeune lecteur. Il n'y a pas une seule manière de percevoir la religion. 

Il n'y a pas de questions à proprement parlé, car il n'y a pas de points d'interrogations, mais la confrontation sur la même double page de deux affirmations qui pourraient potentiellement se contredire, amènent d'elles-même la réflexion. 
Comme par exemple les deux phrases citées en haut de cet article. Sous chacune d'elle, il y a ce personnage, pour l'un, au-dessus de sa tête se trouve un plafonnier lumineux, formé d'une seule grosse boule, pour l'autre, un lustre composé d'une multitude de petites ampoules. 

À la lecture de cet ouvrage, on s'interroge sur l'existence de Dieu(x), sur la place faite dans la société pour ces croyances, sur ses possibles conséquences. Les questionnements sont larges, et peuvent être appréciés à différents niveaux en fonction de l'âge du lecteur. 

Il n'y a pas de religion mise en avant plus qu'une autre. Il n'y a pas de Dieu mis en avant plus qu'un autre. Il n'y a pas de choix pré-fait pour le lecteur. 
À la dernière page, on peut lire: Et toi ? 

Un livre à destination de tous les enfants, qu'ils soient élevés dans un milieu religieux, ou l'opposé complet. Une manière enrichissante d'ouvrir la discussion, sur la religion. 

Les références de ce livre: 

La question de Dieu 
d'Oscar Brenifier
et de Jacques Després
Nathan, 2010.

L'extrait cité là-bas, tout en haut, provient des premières pages de ce livre.
Je ne pourrai pas être plus précise, car il n'y a pas de numérotation !  

Pour aller plus loin...
Afin de connaître les autres titres disponibles dans cette collection Philozidées, c'est par ICI sur le site de l'éditeur.

mardi 4 juin 2013

Petit à petit

quelque part quelque chose arriva, alors
petit à petit...
petit à petit... grands et petits
petit à petit... avance je te suis. 

Un olivier. Un couple de fourmis qui ouvre la marche. 
Des animaux de plus en plus grands qui montent sur un plan incliné. 

L'eau monte progressivement. On devine le lieu de destination de tous ces animaux. 
Noé et son arche ne doivent pas être loin. Il faut se mettre à l'abri. 

L'eau continue à monter. Heureusement que les girafes ont un long cou. 
L'arche est pleine à craquer, tous les animaux sont à bord.

La liste des animaux présents est impressionnante. Ils sont tous là. 
Puis un couple de fourmis qui ouvre la marche pour redescendre. 

Voici un album que je croise avec le blog 



Ici, je dirai que c'est un magnifique album pour évoquer le passage de la Bible du Déluge. J'évoquerai l'originalité de cette approche esthétique dans les illustrations. L'accent est mis sur les animaux, ainsi que sur l'olivier qui demeure en arrière-plan malgré la montée des eaux. 
Cet album donne une belle touche de modernité à un récit "vieux comme le monde". Le texte peu fourni permet après la première lecture, de revenir au passage de la Bible, qui a inspiré cet album. Une manière très agréable de revenir sur l'histoire de Noé. 

Un album pour mieux connaître la Bible, mais pas seulement...

Chez Kik, je dirai que les animaux ont des formes géométriques que j'apprécie tout particulièrement. J'évoquerai la ressemblance avec le travail de Janik Coat, dont je suis une grande fan. Ce livre est beau, dès la première impression. Le papier est épais. Le toucher est agréable. Le travail des éditions MeMo est remarquable. L'évocation de l'arche de Noé permet au lecteur de découvrir une foule importante d'animaux. L'enfant s'amusera à lire la liste des animaux, qui se trouve en fin d'ouvrage, et à la comparer avec la représentation de chaque couple d'animaux. 


Un livre comme un imagier
Un livre comme un morceau de la Bible
Un livre qui plaira à tous

Coup de coeur...
La dédicace: "à tous les animaux, tous les végétaux du monde"

Les références de ce livre: 

Petit à petit
d'Émilie Vast
MeMo, 2013.


L'extrait, cité tout en haut est issu des premières pages du livre. 

vendredi 31 mai 2013

Le coran expliqué aux jeunes

Rendre au texte sa part de vie, c'est donc essayer d'en explorer tous les secrets et les aspérités, pour comprendre aujourd'hui ce qui s'y est dit autrefois, dans les débuts de sa proclamation. 
Le Coran, Parole de vie pour des millions d'hommes à travers le monde et source de curiosité pour des millions d'autres, doit être lu et regardé comme un chaînon d'une très longue histoire. 

Voici un livre qui a le format d'un roman de poche, et pourtant pas de fiction, beaucoup de savoir sur ses pages. Le Coran est un texte religieux, qu'il est nécessaire de replacer dans son contexte d'apparition, pour mieux le comprendre. 

Voici un livre qui est organisé sous forme de questions/réponses. Rachid Benzine, grâce à son expérience d'enseignement, a mis en avant une liste de questions, fréquemment posées sur le Coran. Peu importe, que l'on soit musulman, catholique, juif ou athée, tout le monde a des questions sur le Coran - ses fondements, son passage de l'oralité à l'écrit, la place de la femme, le lien entre la langue arabe et le Coran, la vie du prophète Muhammad,... - . 
Telle une discussion, les questions et les explications s'enchaînent. Une interrogation en emmenant une autre, on explore le Coran pas à pas. 

Rachid Benzine s'adresse à tous, notamment aux musulmans, dont il fait partie. Il précise bien, qu'aborder le Coran avec critique, ne signifier pas le contredire, mais mieux le comprendre.

Il est possible d'être croyant, tout en conservant son sens critique. 
Il est possible d'être croyant, en connaissant les approches scientifiques et anthropologiques du Coran. 

Voici un livre qui apportera beaucoup aux adolescents et aux adultes, qui veulent en savoir plus sur ce texte fondateur de l'Islam, quelque soit leur position vis-à-vis de la religion. 

Pour aller plus loin...
Une interview de l'auteur, Rachid Benzine, diffusée dans le journal de TV5 Monde du 27 janvier 2013. 
Surtout sur le pourquoi du comment il a écrit ce livre. Commentaires très intéressants sur sa démarche d'écriture. 



Les références de ce livre: 

Le Coran expliqué aux jeunes
de Rachid Benzine
Seuil, 2013. 

L'extrait cité là-bas, tout en haut, provient de la page 14 de ce livre. 

mardi 28 mai 2013

Dico Catho


Cet ouvrage épais repose sur les grands principes d'un dictionnaire. Les mots expliqués, tels qu'Ange, Internet, Jésus, Virginité, Vocation, sont expliqués par ordre alphabétique. Chaque mot occupe une ou deux doubles-pages. 
Pour donner une explication claire, mais aussi pour poser des questions afin d'aiguiser la réflexion du lecteur, il existe pour un mot, un dessin qui ajoute une touche humoristique, un texte des auteurs, séparé en plusieurs paragraphes (S'informer / Comprendre / Méditer ou Réfléchir) , et des encadrés avec des extraits bibliques, des prières, ou des informations plus précises, pour aller plus loin. 
À toutes ces définitions, est ajouté un guide pratique très complet, avec un lexique, et une multitudes d'adresses, comme celles des diocèses, ou encore d'associations. 

J'ai aimé lire ce lire, car il est très complet, sans tabou. Les sujets abordés sont variés. On passe de l'utilisation des réseaux sociaux, à sa foi personnelle, tout en faisant un détour par la sexualité. Les explications données sont toujours en concordance avec les préceptes de l'Église Catholique, tout en donnant la possibilité au lecteur d'aller plus loin, même sur des sujets épineux, comme par exemple, lorsqu'il s'agit de l'avortement. 

Ce livre est destiné aux jeunes catholiques, qui se posent des questions sur ce à quoi ils croient, qui veulent en savoir plus sur la manière de vivre en cohérence avec l'Église, qui veulent comprendre le pourquoi du comment de certaines idées reçues, comme "Chez les Catho, pas de sexe avant le mariage". Sur cette question précisément, j'ai aimé les explications des auteurs, sans forcément être en accord avec eux. Ils élargissent le champ de réflexion du lecteur et posent d'autres questions, au risque de déranger, tout en rappelant la position de l'Église sur cette question. 

MAIS.....

Au milieu de toute cette ouverture d'esprit, de toutes ces réflexions très intéressantes, il y a l'article Dépendances, qui m'a dérangé. On proscrit toute dépendance, que ce soit à l'alcool ou au tabac, car elle devient omniprésente dans la vie, et lui nuit. Elle prend la place de la sociabilité. 
Puis en conclusion on lit: "Mais on peut être accro à l'Évangile: il ne tue, mais fait vivre." 

Être accro à l'Évangile ne serait pas néfaste ? N'est-il pas mieux d'aiguiser son esprit critique ? Même pour l'Évangile, n'est-il pas indispensable d'élargir son regard? de dépasser une dépendance, qui peut être restrictive ? N'est-il pas mieux de garder sa liberté de penser ? 
Trop d'Évangile ? Fanatiques ? Intégristes religieux ? 

Une piste de réflexion, sans donner de réponse, car je pense qu'aucune n'est juste à 100%. 
Une piste de réflexion, comme des dizaines d'autres, qui se trouvent dans ce livre.

À part cette critique, sur un exemple précis, je conseille cet ouvrage très bien construit pour les adolescents catholiques, avec tous les questionnements que l'on peut avoir à cette période de la vie.  Les athées et les adolescents d'autres confessions religieuses, pourront également trouver de nombreuses pistes de réflexion dans cet ouvrage, mais seront peut être ennuyés par les références religieuses. 

Les références de ce livre: 

Dico Catho 
de Paul Clavier
et d'Edmond Prochain
MamE, 2011.

vendredi 24 mai 2013

L'arche part à 8 heures

- Mais c'est qui, Dieu ? 
Quand on l'interroge sur l'identité de Dieu, le pingouin ne sait pas quoi répondre exactement. 
- Oh ... Dieu ! balbutie le premier. Question difficile... Dieu est grand... Il est très, très puissant... Il a décidé des tas de règles et parfois il se fâche tout rouge si on ne les respecte pas. Mais sinon, il est très gentil ! 
- Il n'a qu'un tout petit défaut, ajoute l'autre.
- Et quoi donc ?
- Il est invisible. 
- C'est un gros défaut, dit le premier pingouin, déçu. Si Dieu est invisible, personne ne peut être sûr qu'il existe vraiment. 


La pluie devient de plus en plus forte. C'est étrange, l'eau commence à monter. Ils ont été prévenus, la colombe est venu leur apporter leurs cartons d'embarquement. L'Arche part à 8 heures tapantes. Les retardataires sont condamnés à se noyer. 
Dans ce roman, pour les jeunes lecteurs à partir de 8 ans, il est bien question de l'Arche de Noé, et du Déluge, tels qu'ils sont racontés dans la Bible. 
Il y a Noé, la Colombe et deux animaux de chaque espèce. Deux, et pas trois... Ils ne vont quand même pas abandonner le petit pingouin à son triste sort ?
La valise ventrue de la couverture, il est aisé de deviner ce qu'elle contient  ! S'en suit, une multitude de situations comiques, pendant lesquelles il faudra trouver des subterfuges pour cacher le pingouin clandestin. 

Ce roman à partir d'un épisode de la Bible, propose une histoire pleine d'humour, qui pue un peu le poisson, certes, mais vraiment très drôle. 

Il n'est pas nécessaire d'être croyant pour rire des blagues qui parsèment ce récit. Un enfant, sans culture religieuse, passera sûrement à côté de certaines allusions, mais ce n'est pas pour ça qu'il n'appréciera pas ce roman.

Coup de coeur pour le personnage de la colombe. 

Les références de ce livre: 

L'Arche part à 8 heures
d'Ulrich Hub
Alice Jeunesse, 2008. 

L'extrait cité là-bas, tout en haut, provient des pages 10 et 11 de ce livre. 

mardi 21 mai 2013

Est-on obligé de croire en Dieu ? - La question des religions et de la laïcité

Si t'es catholique, ça veut dire que tu crois que ton dieu a fabriqué la planète et même l'univers ? Rien que ça ? Alors le big bang, c'est des inventions, hein ? Tu crois vraiment, toi, qu'un type avec des super-pouvoirs - même qu'à côté Harry Potter, c'est de la gnognotte - a fabriqué le ciel, la terre, les animaux et tout ?

Le titre est accrocheur. L'illustration de la couverture n'est pas trop à mon goût, mais la problématique mise en avant m'intéresse. Alors j'ai ouvert ce livre.

Le livre commence par une histoire courte - Les maquereaux à la moutarde -. Il est question de restriction alimentaire, de menus spéciaux à la cantine, de religions différentes entre élèves, du pourquoi de l'existence de plusieurs religions.  L'histoire est un bon prologue aux questions qui suivent, mais elle ne présente rien d'original en elle-même. 

Ensuite sur 10 doubles-pages, 10 questions, sur l'existence de Dieu, ce qu'est l'athéisme, .... Les questions sont simples, et correspondent à celles fréquemment posées par les enfants. Les réponses sont efficaces et claires. 

Je n'ai pas très bien compris, par contre,  la catégorie Les livres, qui regroupe des extraits de romans, qui sembleraient significatifs, pour la question de la laïcité. Là je suis passée à côté. Pas trouvé d'intérêt, alors je ne l'ai pas perçu. 

Dans les bonus, à la fin de l'ouvrage, j'ai découvert le Centre Civique d'Études du Fait Religieux, pour en savoir plus, sur ce centre qui est "né de la volonté de donner à chacun les outils indispensables pour connaître et comprendre les faits religieux, en tant que réalités sociales ancrées dans l’histoire de l’humanité", c'est par ICI. 

En résumé:
Un livre à plusieurs facettes. Avec de très bonnes choses, d'autres moins intéressantes. Si vous cherchez un livre pour répondre aux questions d'un enfant sur l'athéisme, la croyance en un Dieu, l'existence de plusieurs religions, que vous croisez celui-ci à la bibliothèque, n'hésitez pas prenez-le.
L'acheter ? Pourquoi pas. Il ne coûte que 9€.
Mais si vous cherchez un livre complet, avec des réponses fournies, peut être serez vous déçu par cette lecture. Ai-je mieux à vous proposer sur la laïcité ? Par pour le moment. Mais je cherche.

Par contre vous pouvez jeter un coup d'oeil à Pourquoi les hommes se disputent-ils à propos des religions ? dont il a été question ici la semaine dernière. La problématique est orienté vers les guerres de religion, mais il est aussi question d'athéisme et de l'existence de plusieurs croyances au sein d'une même société.

Les références de ce livre: 

Est- on obligé de croire en Dieu ?
La question des religions et de la laïcité
Texte d'Anne de La Roche Saint-André
Avec une histoire de Sophie Dieuaide
Illustrations de Philippe Roux
Autrement, 2005. 

L'extrait cité là-bas, tout en haut, provient de la page 8 de ce livre.